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De la biodiversité en veux-tu en voilà

Par Romain BAHEUX

La biodiversité, qu’est ce que c’est ? 

     La biodiversité de manière exacte se définit comme l’ensemble des écosystèmes, des espèces et des gènes, ainsi que la diversité des interactions entre espèces et avec leurs milieux dans l’espace et le temps. Ici, nous nous arrêterons sur une formulation plus simple, la biodiversité étant : l’ensemble des êtres vivants et des écosystèmes dans lesquels ils vivent et cohabitent. 

     La biodiversité est un pilier majeur pour le développement de l’Homme. Dans un premier temps, celle-ci lui apporte les éléments primaires dont il a besoin tel que l’oxygène et est une source d’alimentation et d’eau potable. De plus, elle participe à l’expansion de ses activités notamment agricole. Cependant, elle est chute libre. Si bien, que parfois, la biodiversité locale ne suffit plus. Par exemple, aux Etats-Unis, les cultures d’amandiers requiert l’importation de nombreuses ruches d’abeilles mellifères pour établir la pollinisation et offrir une récolte viable. Ne vous méprenez pas, cela a de lourdes conséquences en fragmentant, et remplaçant les espèces locales déjà établies. 

Le colibri roux planant pollinise une fleur vibrante à l'extérieur générée par l'IA
Le colibri roux planant pollinise une fleur vibrante à l'extérieur

Mais alors ? Pourquoi la biodiversité est-elle en danger ? 

     D’après L’Observatoire National de la Biodiversité, 18% des espèces ont disparu en France et 78% des habitats sont en état de conservation dit “Défavorable”. Ce déclin trouve sa cause parmi les éléments suivants : 

  • Artificialisation des milieux naturels (c’est à dire l’expansion des milieux urbains et la destructions des milieux naturels)
  • Les différentes formes de pollutions : Atmosphérique, Sonore, Lumineuse, Chimique…
  • L’exploitation non contrôlée des ressources que la Terre nous offre. A titre d’exemple, 4 stocks de poissons sur 10 ne sont pas exploités de manière durable en France. 
  • Le changement climatique dans sa globalité influant sur le développement et les écosystèmes
  • Les importations d’espèces exotiques envahissantes (EEE) telles que : le Ragondin (Myocastor Coypus), le Frelon asiatique (Vespa Velutina) ou encore la Jussie rampante (Ludwigia peploides)

     Malgré les informations précédentes peu enthousiastes, il existe de nombreuses solutions pour aider cette biodiversité à retrouver son espace perdu, notamment en ville : la quintessence de l’artificialisation ! 

     Voici alors quelques solutions pour amener un peu de biodiversité chez vous, et cela même si vous ne possédez qu’un simple balcon ! 

Quelques solutions qui vous permettront de devenir un ami des petites bêtes

Aménager votre espace extérieur avec des plantes mellifères ou aromatiques ! 

     En plus d’offrir un abri pour divers insectes, vous pourrez profiter d’une réserve d’herbes pour alimenter vos plats les plus créatifs. Parmi les plantes les plus courantes, le thym et l’aneth se montrent adaptées à la vie en balcon. Si vous êtes amateurs de végétations plus imposantes, le lierre est aussi une plante que vous pourriez inviter pour partager l’espace de votre balcon. Il est intéressant de noter que sa floraison est une source d’alimentation prisée par les insectes se nourrissant de nectar. Cependant, lors de votre quête de verdure, prenez en compte les besoins de la plante (exposition, type de substrat vent, altitude). Privilégiez les plantes autochtones et laissez parler votre créativité. Vous pourrez alors sûrement voir circuler des Abeilles solitaires (Osmia bicolor) ou encore un charmant Bourdon (Bombus pascucum) le long de votre demeure. 

     Astuce : utilisez du paillage pour vos plantations, votre sol vous remerciera et les petites bêtes aussi ! 

Ne pas couper son gazon trop court !

     Si vous faites partie des lecteurs disposant d’un brin de gazon chez vous, ne coupez pas votre pelouse au-dessous de 6 cm, ceci étant la moyenne recommandée à l’échelle nationale. En effet, en faisant cela, vous abîmez votre pelouse qui n’a plus assez de surface foliaire pour capter les doux rayons du soleil en plus de détruire un potentiel refuge pour êtres vivants. Les insectes pollinisateurs raffolent des petites fleurs telles que les pissenlits et les pâquerettes tandis que l’herbe haute offre un abri pour d’autres organismes plus petits. 

Pensez aux nichoirs et autres petites cachettes ! 

     Vous disposez d’un mur sur lequel vous pouvez mettre un petit nichoir ? N’hésitez plus ! Votre action permettra de croiser différentes espèces d’oiseaux tout en profitant du spectacle de leur venu. Parmi les potentiels passants, la Mésange Bleue (Cyanistes caeruleus) ou encore le Moineau  (Passer domesticus). Vous pouvez aussi compléter le dispositif avec des points d’eau et des mangeoires. Cependant, privilégiez les points de nourritures seulement  durant les périodes de passe température, en introduisant et retirant de manière progressive la nourriture et en évitant les aliments contenant trop de sels (comme pour les humains). Toutefois, les nichoirs et les abris ne sont pas seulement destinés aux oiseaux mais aussi au chauve-souris, loin d’être connus et appréciés de tous, elles font partie intégrante de l’écosystème. Cette petite bête ailée insectivore est chassée des espaces urbains par la pollution lumineuse ainsi que le manque de cavité pour assurer leur nidification. Adopter une chauve-souris, vous permettra de profiter d’un anti-moustique assuré !   

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Sources :

– Office national de la biodiversité

– L’apocalypse des insectes OLIVER MILMAN 

– Ministère de la transition